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Tony Clifton Circus

 
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:: Progetto

Le Tony Clifton Circus se voudrait une enseigne lumineuse avec des ampoules colorées qui clignotent - le signal d’une présence insolite.
Vainqueur du prix Arts de Carrer (Arts de la Rue) à Barcelone en 2003, il est invité depuis dans différents festivals internationaux en Italie et ailleurs en Europe.
Le projet Tony Clifton Circus s’est enclenché suite à la rencontre avec Anthony Jerome Clifton, artiste italo-américain plus ou moins reconnu et dont l’esthétique peut se résumer en quatre mots : la vie est étrange.
Les coupables de la création de ce « cirque de l’anomalie » sont Nicola Danesi de Luca et Iacopo Fulgi, deux clowns très différents l’un de l’autre. Si Nicola était le cerveau du groupe, Iacopo en serait les pieds.
Nicola tente de rester rationnel, engagé, conscient. Il aime parler, il joue avec la sononorité et le sens des mots ; sur scène il aimerait en venir à chanter.
Mû par ses impulsions, parfois à ses dépens, volontairement inconscient car profondément méfiant vis-à-vis de la raison, Iacopo est plus léger. Il danse, il sue et il rêverait de vomir sur scène.
Avec leur, Enzo Palazzoni, musicienne fou, surréel bande sonore du spectacle et, surtout, endurci pyromane.
En 2005 Tony Clifton Circus a rencontré Michel Jurowicz, acteur belgo-lunaire, dans une prison italienne et il l’a invité à rejoindre son jeux. Prix du théâtre du meilleur espoir en 2004, Michel s’entête à ne pas désespérer. Son français n’est pas trop mauvais.
Dégager une poétique, une ligne de recherche constante dans le travail du Tony Clifton Circus ne va pas de soi.
Mettant en scène l’étrangeté et l’anomalie, ils aiment faire rire mais ils préfèrent encore quand ces éclats de rire restent en travers de la gorge des spectateurs.
Ils souhaiteraient être reconnus et appréciés mais ils ne pensent pas que le meilleur moyen d’y parvenir soit d’être accomodant ou de se plier aux attentes du public. Ils préfèrent montrer aux spectateurs quelque chose d’embarrassant plutôt que de divertissant.
Ces prémisses guident la création de leurs spectacles, véritables expériences d’un comique extrême ou, mieux, d’un extrêmisme comique où la démence la plus élémentaire se mêle à une élégance subtile et poétique.
Mais à la base il y aura toujours la jouissance qui naît de mettre tout cela en scène. Tout vient de là, du plaisir de jouer comme les enfants jouent, sans s’inquiéter du pourquoi, du comment et du sens des choses : l’essentiel est de faire ce que bon leur semble et ce qui leur plaît.
Et les observer le faire, croyez-nous, n’est en rien rassurant.
Avec tout notre amour, avec aussi un brin de haine,
Tony Clifton Circus